Le mulch

mulch avr. 08, 2020

Dans la Nature, un sol n’est jamais à nu et il en va de même pour ton potager.

Un sol nu est un sol très exposé aux intempéries et rien ne protège les micro-organismes qui y vivent. C’est un sol qui perdra également trop facilement ses réserves en eau en cas de fortes chaleurs et qui induira de nombreuses tâches de travail supplémentaire ; rappelles-toi que l’économie des ressources est primordiale en permaculture. Le but est de retrouver un sol vivant. En préparation pour les prochaines cultures, tu peux enrichir ton sol tout au long de l'année en le recouvrant de matières végétales (déchets de tonte et de taille, feuilles mortes, humus, paille, foin, ...) C’est ce que l’on appelle le mulch, ou paillis ou encore paillage. Il fait remonter les vers de terre et tout un tas d'autres organismes détritivores qui enrichiront la surface paillée en décomposant la nouvelle matière. Cette couverture protectrice rendra également le désherbage beaucoup plus facile et rapide.

Le paillage est très présent sur ce que l’on nomme les cultures en lasagne. Cette méthode appréciée des jardiniers permaculteurs, consiste à recouvrir la future parcelle potagère de couches successives de carbone et d’azote. (Exemple type : Fumier + tonte + terreau + foin) Les buttes de cultures, également très utilisées en permaculture, sont des lasagnes surélevées afin d’augmenter la quantité de plants au m2 (Plus de terre et de fumier). Elles sont utiles dans les petits espaces aux sols pauvres.

Les deux paillages les plus retrouvés en permaculture au potager sont la paille et le foin. Mais ils ne comblent pas les mêmes besoins et ont tous deux des caractéristiques  différentes :

LA PAILLE : Ce sont des résidus de céréales (souvent du blé). Elle est durable dans le temps mais nourrit lentement le sol. Plutôt carbonée.

LE FOIN : Ce sont des herbes séchées fourragères. A l’inverse, il nourrit rapidement mais n’est pas durable dans le temps. Plutôt azoté.

Rappelons-le, en permaculture il est question d’autonomie. Naturellement, nous allons donc tout mettre en place pour limiter puis supprimer les intrants. Les intrants représentent tout ce qui n’est pas produit ou fabriqué sur place.

Par exemple, si tu n’as pas de terre pour fabriquer des buttes, fais des cultures en lasagnes, si tu n’as pas de ressources en matière organique (compost et paillage) pour une lasagne, utilise une grelinette (ou une fourche bêche) pour aérer ton sol sans le retourner et sème des engrais verts, comme la consoude, la phacélie, les fèves, ... qui serviront de paillage une fois fauchés. Attention tu ne peux pas te servir  en forêt même si ton prélèvement reste raisonnable et ne nuit pas à l’environnement. Sauf si tu es propriétaire d'un bois ou d'une forêt. En effet, la très grande majorité des forêts sont privées et/ou protégées et le prélèvement, même raisonnable, y est interdit.

Au cours des récoltes, tu pourras également pratiquer ce que l’on appelle le compostage de surface (en laissant au sol les épluchures, les plants morts, les déchets de taille, …), je l’appelle aussi le compostage zéro perte ! Retiens bien que moins tu supprimeras de matières, plus ton jardin sera fertile.


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